dimanche 18 avril 2010

Un vide a combler.







Papa, j'ai tellement de la difficulté à combler le vide que tu as laissé dans ma vie.


Tout ça peut paraître étrange vue par d'autre, mais ils ne savent pas à quel points mes journées étaient basés autour de toi et maman.
Oui je me suis fait une vie à moi, que j'ai mis dans une boite de pandore, mais pour moi il a toujours été que mon devoir était de veiller sur vous.


J'avoue que maman avait ma priorité, car nous n'étions pas toujours du même avis toi et moi. Cependant je n'ai jamais laissé personne te nuire et j’ai toujours vue à ta santé.


Je dois redonner vie à la cours s'est jours si, et je me rappelle l'an passée quand tu as vu mon travail terminé. Tu disais que s'était ton havre de paix et que nous avions bien travaillés. Cela m'avait fâché que tu t’inclues dans le travail fait, mais je comprends aujourd'hui que tu te voyais en moi, car c’est toi qui m’as appris à si bien travailler et je suis fière de cette marque de reconnaissance.


Je ne connais pas personne aussi travaillant que toi et aussi borner à vouloir réussir, alors je suis bien heureuse de te ressembler.
Par contre, tout ce travail me semble pénible aujourd'hui, car je n'ai plus personne à qui montrer que je suis capable de réussir.


De plus il n'y a pas longtemps que j'ai perdue l'habitude de penser te préparer tes repas, tes bains etc. Maintenant je me surprends à vouloir te préparer des petits plats et vouloir aller te voir au centre.


Mais tout ça est fini. Il ne me reste que ton havre de paix.
Mélanie


samedi 27 mars 2010

Tu es là!





Papa,
Ou que j'aille tu es là,


Je t'entends me parler, j’ai l’impression de voir la vie par tes yeux.
À mes oreilles ce n'est que conseils, à mes yeux tout me semble plus merveilleux.


T'avoir perdu, me rappel la beauté de la vie.
Je t'entends me dire regarde la nature, tout y n'aie et y meure un jour.


Tu as vécu 88 années, je n'en n'ai partagé que 31 avec toi.
Certes il y eu quelques tempêtes, mais toute ces blessures ont étés guéries dans les derniers mois et je t'en remercie.


Je suis en paix malgré la peine de ne pas avoir pue te garder plus longtemps près de moi pour encore mieux te connaitre.


Dans quelques jours je devrai te laisser reposer dans ce lieu que tu avais choisi pour sa beauté naturelle, mais j'irai mis recueillir et tu me raconteras ce que tu y aura vu de beau.


                                                                                  Je t'aime.
                                                                                Mélanie

lundi 8 mars 2010

L'anxiété, le virus de la société!



Bonjour je reviens d'une belle journée à l'hôpital ! Non ce n'est pas drôle, mais je me dis qu'il faut mieux en rire quand pleurer.


Pourquoi j'y étais ? Et bien s'était pour ma mère, je ne vous parle pas souvent d'elle pourtant tout ce que j’ai faits fut en particulier pour elle et j’suis fière de ce que j'ai faits pour l’aider et obtenir un résultat positif le 28 novembre 2008.


Voici, ma mère soufre de dépression bipolaire, un gros mot qui fait souvent peur, mais je ne crois pas faire peur à grand monde moi-même qui souffre de cette maladie. J'ai juste un caractère qui peut passer du noir au blanc dans la même journée...


Je ne veux pas racontée tout le passer de ma mère, je peux juste vous dire quand mars 1998 j'ai sus que des jours difficiles nous attendaient mais je ne croyais pas que sa dépression inattendue durerait 10ans et 8mois.


Après un travail, pas toujours facile, de 2ans que j'ai faits auprès d'elle et avec l'aide de ma chienne Sally, Maman me dit un jour tout simplement "es qu'on peut aller chez France" .P.S. ce travail était de l’entourée de positif et d'amour...


Malheureusement, quand mon père a commencé à être malade à la maison, une petite bête noire à fait surface, l'anxiété et elle prend de plus en plus de place dans sa vie. Tous ses problèmes de santé sont aggravés à la puissance 10 ce qui nous conduit à l'urgence beaucoup trop souvent.


Il faut donc trouver de nouvelles solutions à ce mal qui atteint plusieurs personnes dans la société et personne ne réagit de la même façon.


Mais je saurai trouver !

dimanche 28 février 2010

Le printemps n'est plus loin



Enfin Février se termine, il était temps.


Je n'ai vraiment pas à me plaindre de la neige, mon problème est le manque de lumière. Je me sens comme un ours, je ne veux que dormir et garde à ceux qui dérange mon sommeil lol! Non je ne suis pas si pire.


Je souhaite juste revenir cette femme qui à six heure du matin, prend son petit déjeuner sur la galerie tout en regardant le soleil s'installer. Ensuite je commence mes travaux, brasser de linge à étendre dehors, la vaisselle, le balais, voilà pour l'intérieur...


Mon plus grand plaisir est mon jardin, et mes parterres de fleurs. Je travails mon jardin depuis 1997, mon père m'avait aidé à le creuser à la place de ses framboises. A mon retour il y a 4ans je l'ai agrandit et il est aujourd'hui le double du premier.


Quand j'y travails j'y mets mes rêves, mes projets, tandis que mes frustrations je les passe dans la coupe de branche et la tonte du gazon.
Grâce à tout ceci, il m’est plus facile de prendre soins de mes parents.
Tout cela pour dire que je ne perds pas espoir, j'y arriverai.


Heureusement, j’aime cuisiner, ça permet de faire passer les journées froides qui restent !
Mélanie

vendredi 26 février 2010

Chanson en tête.

Je ne sais vraiment pourquoi,à 8h pm ce soir une drôle d'émotion m'est passée dans le corps et les paroles d'une chanson à sifflée à mes oreilles.

Voici ces paroles de Gilles Vigneault.

J'ai planté un chêne au bout de mon champ
Ce fut ma semaine
perdrerais-je ma peine ?
J'ai planté un chêne au bout de mon champ
Perdrerais-je ma peine ?
perdrerais-je mon temps ?

Pourquoi? je ne sais pas,

mercredi 24 février 2010

Désarmée



Ce soir j'suis allée voir papa avec Chantal,


Hier j'y avais accompagnée ma sœur pour lui emporter de la lasagne comme il le désirait, mais il n'allait pas bien. J'ai tout de même gardée mon calme et mes larmes, car j’me sens le devoir d'être forte auprès de ma famille.


Mais là ce soir, je n'ai pas pu rester souriante en voyant Chantal, elle qui est toujours forte auprès de moi quand j'ai de la peine. J'ai même souvent perdu patience car je la croyais insensible à mes peines, mais je suis restée complètement désarmée en voyant ses yeux se remplir d’eau, dès qu'elle a vue papa. Et mon courage s'est sauvé quand j'ai entendu sa voix trembler car elle venait de lui dire qu'elle était là et que celui-ci s'est mis à pleurer, heureux de la voir.


Moi et mon père, nous étions si entêtés, nous avons tant perdu de temps à nous disputer, surement parce que nous étions trop pareil, j'étais maintenant en train de le nourrir tout en ne pouvant retenir plus longtemps mes larmes.


Je sais que jamais je ne pourrai rattraper le temps perdu, mais j'espère lui avoir assez répété que je l'aime avant son départ.
Mélanie
 

samedi 20 février 2010

Pris à la gorge...



Je viens de passer un autre samedi entre mes quatre murs à me poser plein de questions.
Ma plus importante est, comme vais-je pouvoir y arriver monétairement ?
Voyez-vous, le gouvernement crois qu'avec son retour d'impôt un aidant naturel peut y arriver, de plus l'aide est souvent pour les aidants qui travaillent en même temps.


Mais toutes cela ne me concerne pas, moi je devais être auprès de mes parents 24h 7jours sur 7. Ce n'était pas parce qu'ils étaient sur le point de mourir loin de là. Ils avaient besoin de quelqu'un au réveil, en particulier pour mon père, qui était souvent malade à cette période de la journée.  Ensuite je devais préparer et servir les repas et entre ceux-ci, je m’occupais la vaisselle (le lave-vaisselle ne marche plus) ensuite la lessive, le ménage à chaque jour. Et il ne faut pas oublier les corvées extérieures qui ont étés pour moi une échappatoire à quelques occasions.


Quand mon père s’est retrouvé en CHSLD j’ai crue quelques instants que je pourrais retourner aux études ou travailler, surtout que ma mère s'était rétablie de sa dépression sévère. Malheureusement, sa santé physique s’est aggravée, en particulier pour son cœur et des vertiges qui augmentaient les risques de chutes et donc de fractures.


Du coté de mon père ca santé diminue de jour en jour et suite à un malaise hier il a refusé d'être transféré à l'hôpital. Il a perdu appétit depuis quelques jours, il mange ce que moi et ma sœur  lui apportons probablement pour faire plaisir ou pour avoir un souvenir de ce qu'il aime. Alors si je ne suis pas à la maison je suis avec lui, mon amie Chantal voit à ma mère au besoin.


Alors dites-moi donc comment je peux aller travailler, comment pourrais-je passer au travers des prochaines tempêtes qui se feront plus pénibles encore.
Mais comment puis-je rénover la maison, ce qui est un besoin vital pour notre sécurité. Bientôt je ne pourrai plus passer par l'escalier principale le ciment est grugé par l’âge. Ma toiture s'égrène depuis 2ans et là je ne parle que de l'extérieure.
Je suis en train de perdre tout espoir de vivre avec ceux que j'aime sous un même toit en sécurité et au chaud. Il me semble que je ne demandais pas temps que ça...


Mélanie